Saguenay Mills and Towns
Moulins et Villes du Saguenay

The Saguenay River has a number of ghost towns, where large lumber mills and entire villages existed for a short time and then completely disappeared. The only remains are some slab-wood walls and rocks and bricks. The history is fascinating. 

Much of the text here is from the excellent website of Petit-Saguenay, which includes St Etienne, https://petit-saguenay.com/notre-histoire/, below is an english translation.

La rivière Saguenay compte plusieurs villes fantômes, où de grandes scieries et des villages entiers ont existé pendant une courte période puis ont complètement disparu. Les seuls vestiges sont des murs en dalles de bois, des pierres et des briques. L'histoire est fascinante.

Une grande partie du texte ici provient de l'excellent site Web de Petit-Saguenay, qui comprend St Etienne, https://petit-saguenay.com/notre-histoire/, ci-dessous est une traduction en anglais.

 

ST ETIENNE
et la Ville Industrielle/Factory Town 1883-1900
 

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Anse au Cheval

Anse-aux-Petites-Îles

Anse de Roche

Baie Saint-Marguerite

Arrival of the Société des Vingt-et-un in Petit-Saguenay

April 25, 1838. The Société des Vingt-et-un prepared a schooner to set off to conquer the Saguenay, then under the Hudson's Bay Company monopoly. This team of 27 men first stopped at Anse-aux-Petites-Îles, between Tadoussac and Anse Saint-Étienne, to unload a group of loggers there, who built the first sawmill on the Saguenay. The expedition thus relieved continued on its way to Anse-au-Cheval, located opposite the Baie Saint-Marguerite, where a second mill was built. They waited for the ice to leave, which takes a month. Then, the rest of the crew continues their journey which brings them to the colonization of L'Anse-Saint-Jean and Baie des Ha! Ha!

 

The first two stops of the Société des Vingt-et-un are therefore in two coves in the territory of Petit-Saguenay. These sawing facilities will be of short duration, since the mills were designed to be easily moved depending on the availability of the resource. At the time, it was pine, which was then abundant in the area, that they felled as a priority. However, these two coves are never permanently inhabited - although they are visited by priests who identify 8 men in Petites-Îles and 2 men in l'Anse-au-Cheval in 1839 - and it is rather at Anse de Petit-Saguenay and Anse Saint-Étienne that future colonization efforts were deployed in Petit-Saguenay.

Arrivée de la Société des Vingt-et-un à Petit-Saguenay

25 avril 1838. La Société des Vingt-et-un apprête une goélette pour partir à la conquête du Saguenay, alors sous le monopole de Compagnie de la Baie d'Hudson. Cette équipée de 27 hommes fait d'abord escale à l'Anse-aux-petites-Îles, entre Tadoussac et l'Anse Saint-Étienne, pour y débarquer un groupe de bûcherons, qui y construit le premier moulin à scie sur le Saguenay. L'expédition ainsi délestée poursuit son chemin jusqu'à l'Anse-au-Cheval, située en face de la Baie Saint-Marguerite, où un second moulin est construit. On y attend le départ des glaces, ce qui prend un mois. Puis, le reste de l'équipage poursuit son voyage qui l'amène à la colonisation de L'Anse-Saint-Jean et la Baie des Ha! Ha!

Les deux premiers arrêts de la Société des Vingt-et-un se font donc dans deux anses sur le territoire de Petit-Saguenay. Ces installations de sciage seront de courte durée, puisque les moulins étaient conçus pour être facilement déplaçables en fonction de la disponibilité de la ressource. À l'époque, c'est le pin, qui est alors abondant sur le territoire, qu'on abat en priorité. Ces deux anses ne sont toutefois jamais habitées de façon permanente - bien qu'elle soit visitées par des curés qui recensent 8 hommes aux Petites-Îles et 2 hommes à l'Anse-au-Cheval en 1839 - et c'est plutôt du côté de l'Anse de Petit-Saguenay et de l'Anse Saint-Étienne que les futurs efforts de colonisation se déploient à Petit-Saguenay.

St Etienne is shown on a map of 1744

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1865

The Rhodes family had a summer cottage in Tadoussac, and they would row up the Saguenay and camp and fish! The fishing was very good, and St Etienne was a favourite spot. They also loved swimming and shooting. Godfrey Rhodes wrote about it in his diary from 1865, at age 15.

1865

La famille Rhodes avait un chalet d'été à Tadoussac, et ils ramaient en canot sur le Saguenay, campaient et pêchaient! La pêche était très bonne, et St Etienne était un endroit préféré. Ils aimaient aussi nager et tirer. Godfrey Rhodes a écrit à ce sujet dans son journal de 1865, à l'âge de 15 ans.

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The text here is from the excellent website of Petit-Saguenay, which includes St Etienne, https://petit-saguenay.com/notre-histoire/, below is an english translation.

Construction of a company village at Anse Saint-Étienne

At the end of the 1870s, the Price company began to take an interest in the Anse Saint-Étienne site to install a sawmill. The site is favorable for development, because it is well protected from the winds and offers an excellent anchorage. On site, there are at most a few fishing families and the remains of a mysterious sawmill whose owner we do not know. It was in 1882 that the Price company decided to build a real company village there, which would be the first of its kind in the region.

The establishment is called a company village, since all the buildings belong to the Price company. The mill is for its part of a considerable size: it works with steam and has a power of 200 forces, which makes it de facto the largest factory of this type in Saguenay. Locks, slabs and docks are built around the mill to facilitate the transport, storage and loading of timber. A steam tug, the Belle, is based on site to facilitate the entry and exit of schooners and other sailing vessels at low tide.

The workers and their families are housed in rooming houses near the factory, which makes for a very lively working-class neighborhood. The notables, mostly English-speaking and Protestant, were settled on an upper plateau, in what was called at the time the Anse des Messieurs or the Anse de l'Eglise. The village experienced significant growth and once again placed Petit-Saguenay in the heart of the Price empire in the region.

Le texte ici est tiré de l'excellent site Web de Petit-Saguenay, qui inclut St Etienne, https://petit-saguenay.com/notre-histoire/, à gauche est une traduction en anglais.

Construction d'un village de compagnie à l'Anse Saint-Étienne

À la fin des années 1870, la compagnie Price commence à s'intéresser au site de l'Anse Saint-Étienne pour y installer un moulin à scie. Le site est favorable à l'établissement, parce qu'il est bien protégé des vents et offre un excellent mouillage. Sur place, on retrouve tout au plus quelques familles de pêcheurs et les vestiges d'un mystérieux moulin à scie dont on ne connait pas le propriétaire. C'est en 1882 que la compagnie Price décide d'y construire un véritable village de compagnie, qui sera le premier du genre dans la région.

On qualifie l'établissement de village de compagnie, puisque toutes les bâtiments appartiennent à la compagnie Price. Le moulin est pour sa part d'une ampleur considérable : il fonctionne à la vapeur et possède une puissance de 200 forces, ce qui en fait de facto la plus grande usine de ce type au Saguenay. Autour du moulin, on construit des écluses, des dalles et des quais pour faciliter le transport, l'entreposage et le chargement du bois. Un remorqueur à vapeur, le Belle, est basé sur place pour faciliter l'entrée et la sortie des goélettes et autres navires à voile à marée basse.

Les ouvriers et leurs familles sont logés dans des maisons de chambre à proximité de l'usine, ce qui constitue un quartier ouvrier très vivant. Les notables, pour la plupart anglophones et protestants, sont quant à eux installés sur un plateau supérieur, dans ce que l'on appelle à l'époque l'Anse des Messieurs ou l'Anse de l'Église. Le village connait un essor important et replace à nouveau Petit-Saguenay au coeur de l'empire des Price dans la région.

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Development of a modern village in Saint-Étienne

Quickly after the founding of the company village of Saint-Étienne, it experienced a significant boom which increased the population to nearly 400 people in 1887, when the decision was made to build a church and set up a cemetery on the spot. To house all these workers and their families, they had to build around 30 homes in the working-class neighborhood and install many services. About ten residences were also built at Anse-des-Messieurs to accommodate the manager and the notables.

 

A 27-kilometer-long telegraph line connected Saint-Étienne to Rivière aux Canards (Baie-Sainte-Catherine) and a colonization path - the maritime path - is opened along this line at the site of the current chemin des Îles. A post office is also set up on site and the post office is delivered twice a week between Saint-Étienne and Tadoussac and between Saint-Étienne and L'Anse-Saint-Jean.

 

A farm is cleared on the surrounding plateaus to provide fresh food to the inhabitants. Two schools are also open for the education of children with teachers Adéla and Cécile Gobeil. Visitors are welcomed in a comfortable hotel. Rumors have it that some of the buildings are even served by electricity produced at the steam mill and a water supply service!

Développement d'un village moderne à Saint-Étienne

Rapidement après la fondation du village de compagnie de Saint-Étienne, celui-ci connait un essor important qui fait grimper la population à près de 400 personnes en 1887, lorsqu'on décide de construire une église et d'aménager un cimetière sur place. Pour loger tous ces travailleurs et leurs familles, on doit construire une trentaine d'habitations dans le quartier ouvrier et installer de nombreux services. Une dizaine de résidences sont également construites à l'Anse-des-Messieurs pour loger le gérant et les notables.

Une ligne de télégraphe de 27 kilomètres de long relie Saint-Étienne à Rivière aux Canards (Baie-Sainte-Catherine) et un chemin de colonisation - le chemin maritime - est ouvert le long de cette ligne à l'emplacement de l'actuel chemin des Îles. Un bureau de poste est également aménagés sur place et la poste est livrée deux fois par semaine entre Saint-Étienne et Tadoussac et entre Saint-Étienne et L'Anse-Saint-Jean.

Une ferme est défrichée sur les plateaux environnants pour fournir des aliments frais aux habitants. Deux écoles sont également ouvertes pour l'éducation des enfants avec les institutrices Adéla et Cécile Gobeil. Les visiteurs sont quant à eux accueillis dans un hôtel confortable. Les rumeurs veulent qu'une partie des bâtiments est même desservie par l'électricité produite au moulin à vapeur et un service d'aqueduc!

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St Etienne  1883-1900

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The golden age of Saint-Étienne

After several years of operation, the industrial village of Saint-Étienne reached its peak at the turn of the 1890s. It figures prominently among the 3 mills of the Price company on the Saguenay, a company which also has facilities in Chicoutimi and the Baie des Ha! Ha!. At the peak of activities, there was a permanent population of 495 people in 1891, which excludes the 400 to 600 workers who stay on the sites each winter. It was then the most populous village between La Baie and Tadoussac.

About a hundred workers operate the sawmill, which processes between 200 and 300,000 logs per year. It was mainly spruce, which replaced pine as the main species, the latter having been completely exploited in the first decades of the colonization of the Saguenay or ravaged by recurring fires. The wood comes mainly from the territory of Petit-Saguenay and Baie-Sainte-Catherine. There were up to twenty logging sites per winter operating in the hinterland to supply the industry.

The village began to decline from 1891, however, mainly due to two factors. First, the supply is more and more difficult and they had to harvest the resource further and further to bring it to the mill, which reduces the profitability of operations. Then, a major depression hit the world economy from 1891, which affected the wood exports of the Price company to the United States. However, Saint-Étienne remained a dynamic village until its tragic end in 1900.

This photo does NOT show the village on fire, the smoke is from the chimneys!

L'âge d'or de Saint-Étienne

Après plusieurs années d'opération, le village industriel de Saint-Étienne atteint son apogée au tournant des années 1890. Il figure en bonne place parmi les 3 moulins de la compagnie Price sur le Saguenay, compagnie qui compte également des installations à Chicoutimi et à la Baie des Ha! Ha!. Au sommet des activités, on compte une population permanente de 495 personnes en 1891, ce qui exclut les 400 à 600 travailleurs qui séjournent chaque hiver sur les chantiers. C'est alors le village le plus populeux entre La Baie et Tadoussac.

Une centaine de travailleurs fait fonctionner le moulin à scie où transitent entre 200 et 300 000 billots par année. On y scie essentiellement de l'épinette, qui a remplacé le pin comme essence principale, cette dernière ayant été complètement exploitée dans les premières décennies de la colonisation du Saguenay ou ravagée par les incendies récurrents. Le bois vient principalement du territoire de Petit-Saguenay et de Baie-Sainte-Catherine. On opère jusqu'à une vingtaine de chantiers de bûchage par hiver dans l'arrière-pays pour alimenter l'industrie.

Le village se met toutefois à décliner à compter de 1891, principalement à cause de deux facteurs. D'abord, l'approvisionnement est de plus en plus difficile et on doit aller récolter la ressource de plus en plus loin pour l'apporter au moulin, ce qui réduit la rentabilité des opérations. Ensuite, une dépression importante frappe l'économie mondiale à compter de 1891, ce qui affecte les exportations de bois de la compagnie Price vers les États-Unis. Saint-Étienne demeure toutefois un village dynamique jusqu'à sa fin tragique en 1900.

Cette photo ne montre PAS le village en feu, la fumée vient des cheminées !

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Saint-Étienne razed to the ground

June 5, 1900. A stubble fire started in the morning by colonist Benjamin Boudreault on the heights of Saint-Étienne spread to the forest thanks to the strong winds. In the space of two hours, the flames reached the village of Saint-Étienne, which was reduced to ashes. Only a handful of buildings were spared, but all the residents were literally thrown into the sea, picked up on board two passing ships. The sawmill, the docks, three ships and the entire wood inventory were lost in the fire. Only the district of Anse-des-Messieurs was spared.

The next day, thanks to the generosity of the public and the authorities, aid was sent from Chicoutimi: money, food and clothing were distributed to the grieving families. If the workers got by without too much damage, the Price company must declare a total loss since the establishment is not insured. These losses are estimated at between $ 300,000 and $ 400,000, which equates to between $ 9M and $ 12M today.

Faced with the scale of the disaster and taking into account the fact that the establishment had already been declining for a few years because of supply problems, the company decided not to rebuild and instead to open a new sawmill at Baie Sainte-Catherine, a mill which moved again in 1908 to Baie Sainte-Marguerite. L'Anse Saint-Étienne, for its part, was abandoned by the Price company, which hardly did any business there until the land was sold to the municipality in the 1970s.

Saint-Étienne rasé par les flammes

5 juin 1900. Un feu d'abattis débuté en matinée par le colon Benjamin Boudreault sur les hauteurs de Saint-Étienne se répand à la forêt à la faveur des forts vents. En l'espace de deux heures, les flammes atteignent le village de Saint-Étienne qui est réduit en cendre. Une poignée de bâtiments seulement sont épargnés, mais tous les résidents sont littéralement jetés à la mer, recueillis à bord de deux navires de passage. Le moulin à scie, les quais, trois navires ainsi que l'ensemble de l'inventaire de bois sont perdus dans l'incendie. Seul le quartier de l'Anse-des-messieurs est épargné.

Dès le lendemain, grâce à la générosité du public et des autorités, on achemine de l'aide en provenance de Chicoutimi : de l'argent, des vivres et des vêtements sont ainsi distribués aux famille éplorés. Si les travailleurs s'en sortent sans trop de dommage, la compagnie Price, elle, doit déclarer une perte totale puisque l'établissement n'est pas assuré. Ces pertes sont estimées à entre 300 et 400 000 $, ce qui équivaut à entre 9M$ et 12M$ aujourd'hui.

Devant l'ampleur du désastre et compte tenud du fait que l'établissement décline déjà depuis quelques années à cause des problèmes d'approvisionnement, la compagnie décide de ne pas reconstruire et de plutôt ouvrir un nouveau moulin à scie du côté de Baie Sainte-Catherine, moulin qui est déménagé à nouveau en 1908 du côté de Baie Sainte-Marguerite. L'Anse Saint-Étienne est pour sa part abandonnée par la compagnie Price, qui n'y fait plus guère d'activités jusqu'à la vente du terrain à la municipalité dans les années 1970.

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Great Fire on the Saguenay

Forty Families Homeless

 

A dispatch announces that a big fire has ravaged the village of St Etienne, on the Saguenay, and that forty families are homeless. The telegraph office was also set on fire, making it more difficult to obtain full details, the distance being sixteen miles. The captain of the "Saguenay" boat was asked to stop at St-Etienne and transport homeless people to St-Alexis de Chicoutimi.

LATER

 

The large establishment of Price Brothers & Co, wood merchants of St-Etienne, was completely destroyed by fire this afternoon. The losses are considerable and include nearly 200,000 feet of trade lumber, stores and most of the docks. A schooner and two boats which were at the wharf were also destroyed. Forty families are homeless as a result of the conflagration and find themselves running out of food and even clothing. Most of the workers were occupied in the sawmills, and came to Chicoutimi. It is believed that the fire was started by reckless settlers. Losses are estimated between $350,000 and $ 400,000.

The steamer  "Saguenay"

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Mill

Village

Anse-des-Messieurs

Today St Etienne is a popular picnic spot, accessible by road, and there are remains of the old wharfs in the stream.

Aujourd'hui, St Etienne est un lieu de pique-nique populaire, accessible par la route, et il reste des vestiges des anciens quais dans le ruisseau.

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Match up the hills! Circa 1890  >>  2020

Associez les collines! Vers 1890  >>  2020

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Anse au Cheval

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Price installs debarkers at Anse au Cheval

In 1838, the Société des Vingt-et-Un set up its first sawmills in the region at Petit-Saguenay, at Anse aux Petites-Îles and at Anse au Cheval. After a few years of operation, these two mills were sold to William Price, who did not continue to operate for long. L'Anse au Cheval was therefore abandoned for a few decades until Joseph Desgagné, son of the famous schooner builder Zéphirin Desgagné from L'Anse-Saint-Jean, took a lease there from the land agent of Tadoussac in the 1880s or 1890s.

 

The activities of Joseph Desgagné at Anse au Cheval are not known, but we can assume that he does either cutting or sawing, since he regularly transports wood with his schooners. He then transferred his rights to Onésime Gagné of L'Anse-Saint-Jean, who obviously operated a mill there, since when the latter sold his facilities to the Price company in 1902, the notarial contract mentioned a " mill with machines, machine, kettle, shingle machine, carriage complete with saws and other accessories, ridges, edging saws [...], as well as the house [...], booms and docks used to pound the planks and other woods. " A small colony even developed around these installations, with some families affected by the fire in the village of Saint-Étienne in 1900.

The Price company, for its part, operates debarkers there in a factory supplied with energy by steam. The pulpwood thus freed from its bark is then exported by ship to pulp and paper mills in Ontario and the United States. The Anse au Cheval mill was thus in operation for several years, until a law came to prohibit the export of pulpwood in 1910 and thus led to the decline of activities on the site. In 1914, the installations were dismantled and the kettle was transferred to Desbins, where the Price company operated one of the five pulp and paper mills in the region at the time. L'Anse au Cheval was abandoned for good.

Price installe des écorceurs à l'Anse au Cheval

En 1838, la Société des Vingt-et-Un installe ses premiers moulins à scie dans la région à Petit-Saguenay, soit à l'Anse aux Petites-Îles et à l'Anse au Cheval. Après quelques années d'exploitation, ces deux moulins sont vendus à William Price, qui ne continue pas l'exploitation bien longtemps. L'Anse au Cheval est donc abandonnée pendant quelques décennies jusqu'à ce que Joseph Desgagné, fils du fameux constructeur de goélettes Zéphirin Desgagné de L'Anse-Saint-Jean, y prenne un bail auprès de l'agent des terres de Tadoussac dans les années 1880 ou 1890.

Les activitéss de Joseph Desgagné à l'Anse au Cheval ne sont pas connues, mais on peut présumer qu'il y fait soit de la coupe ou du sciage, puisque que celui-ci transporte régulièrement du bois avec ses goélettes. Il transfère ensuite ses droits à Onésime Gagné de L'Anse-Saint-Jean, qui y exploite manifestement un moulin, puisqu'au moment où ce dernier vend ses installations à la compagnie Price en 1902, le contrat notarié fait mention d'un "moulin avec machines, engin, bouilloire, machine à bardeaux, carriage complet avec scies et autres accessoires, buttes, scies à déligner [...], ainsi que la maison [...], booms et quais servant à piler les madriers et autres bois." Une petite colonie s'est même développée autour de ces installations, avec quelques familles sinistrées après le feu du village de Saint-Étienne en 1900.

La compagnie Price, pour sa part, y exploite des écorceurs dans une usine alimentée en énergie par la vapeur. Le bois de pulpe ainsi libéré de son écorce est ensuite exporté par bateau vers des usines de pâte et papiers d'Ontario et des États-Unis. Le moulin de l'Anse au Cheval est ainsi en opération pendant plusieurs années, jusqu'à ce qu'une loi vienne interdire l'exportation de bois de pulpe en 1910 et mène ainsi au déclin des activités sur le site. En 1914, on démentèle les installations et on transfère la bouilloire à Desbins, où la compagnie Price opère l'une des cinq usines de pâte et papier de la région à l'époque. L'Anse au Cheval est définitivement abandonnée.

2020 there are some remains of the activities in Anse au Cheval. There are probably more remains in the forest.

2020, il y a quelques vestiges des activités à Anse au Cheval. 

Il y a probablement plus de restes dans la forêt.

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Baie Saint-Marguerite
 

The "MARGUERITE" is a beautiful place. Marguerite Bay is the mouth of the two Marguerite Rivers, which combine a short distance above the head of the bay. The bay is 2km deep and 1km wide. At high tide it is completely flooded, at low tide mostly dry, with the river running down the middle to the Saguenay.

 

 

 

 

 

 

 

La "Marguerite" est un bel endroit. Marguerite Bay est la bouche des deux Rivières-Marguerite, qui se combinent à une courte distance au-dessus de la tête de la baie. La baie est à 2km de profondeur et un kilomètre de large. A marée haute, il est complètement inondée, à marée basse la plus grande partie est sec, avec la rivière qui coule au milieu au Saguenay.

 

 

 

 

The

Marguerite

Belugas

Parc Saguenay Visitors Center today

Site of the movie set in 1972

Marguerite Rivers join here

Saguenay River

Remains

of the

Village

Ice Caves

The Notch 

Petite

Rigolette

Northwest

Corner

Banc des

Messieurs

Remains of Wharf and crib

Sand Dune

Amazing Canal

Beach

Village of Sainte Marguerite, built around the sawmill

Circa 1910?

 

Village de Sainte-Marguerite, construit autour de la scierie

Periode 1910?

 

About 1930's Remains of the town and the wharf, at high tide 

 

 

 

  Environ 1930 Vestiges de la ville et le quai, à marée haute

 

 

 

 

The "Muriel" anchored in the Marguerite, circa 1930

Below the "Hobo" and the "Bonne Chance" in the same location in 1956, the rocks in the background are the same. This is in the middle of the bay, in the river channel, which never dries out at low tide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le "Muriel" ancrée dans la Marguerite, vers 1930

Ci-dessous le "Hobo" et la "Bonne Chance" au même endroit en 1956, les roches dans le fond sont les mêmes.

Ceci est dans le milieu de la baie, dans le chenal de la rivière, qui ne sèche jamais à marée basse.

A trip to the Marguerite in about 1935

Bill Morewood (my uncle) looking at the camera

Jim Alexander with the crest on his sweater

Not sure who the third guy is.

 

 

 

Un voyage à la Marguerite en 1935 environ

Bill Morewood (mon oncle) en regardant la caméra

Jim Alexander avec la crête sur son chandai

 

 

 

 

 

 

La "Marguerite" est un bel endroit. Marguerite Bay est la bouche des deux Rivières-Marguerite, qui se combinent à une courte distance au-dessus de la tête de la baie. La baie est à 2km de profondeur et un kilomètre de large. A marée haute, il est complètement inondée, à marée basse la plus grande partie est sec, avec la rivière qui coule au milieu au Saguenay.

 

 

 

 

Putting up a beacon on the old pier at the Marguerite for 'navigation'

              July 1937

Herbert, Noel, Self (Jack Molson?)

 

This marker (and other ones) stood on the 'crib' for many years. The crib was the pile of rocks that was the remains of the end of the old wharf, where it reached the river channel.

Guy Smith and the 'Hobo' and Lewis Evans's 'Bonne Chance' anchored in the Marguerite in 1956

 

From the log of the "Bonne Chance" August 13th 1956:

4pm Entered Marguerite, schooner "Hobo" on anchorage, she reported having caught 18, and left for the Islets Rouge.

Tuesday I fished half flood at dawn on the point above the crip - 4 trout, one a good size. Fished ebb all morning on Banc des Messieurs taking 17, all but 2 on flies.

Trevor (Evans) and John (Price) fished Petite Rigolette (the smaller outlet of the Marguerite over the low tide flats), taking 26. Fished afternoon flood, I getting nothing on main channel, Trevor and John 18 on the Petite Rigolette. Sunny and calm.

 

Below they are dumping water from the Nor-Shore Canoe from the deck of the "Hobo"

Mettre en place un arbre sur le vieux quai de la Marguerite pour «navigation»

Juillet 1937

Herbert, Noel, Self (Jack Molson?)

 

Ce marqueur (et autres) se trouvait sur la «crèche» pour de nombreuses années. La crèche était le tas de pierres qui était les vestiges de la fin de l'ancien quai, où il a atteint le chenal de la rivière.

Guy Smith et la «Hobo» et «Bonne Chance» de Lewis Evans ancrée dans la Marguerite en 1956

 

 

À partir du journal de la "Bonne Chance« Le 13 Août 1956:

16:00 Entrée Marguerite, goélette "Hobo" sur l'ancrage, elle a déclaré avoir pris 18, et a quitté pour les îlots Rouge.

Mardi, je pêche la moitié inondation à l'aube sur le point au-dessus du berceau - 4 truites, une bonne taille. Pêché ebb toute la matinée sur le Banc des Messieurs prenant 17, tous sauf 2 sur les mouches.

Trevor (Evans) et John (Price) pêchées Petite Rigolette (la plus petite sortie de la Marguerite sur les bancs de sable à marée basse), en tenant 26. pêché inondation de l'après-midi, je de ne rien obtenir sur le canal principal, Trevor et John 18 sur la Petite Rigolette. Ensoleillé et calme.

 

Ci-dessous, ils déversent l'eau du canot Nor-Shore de la plate-forme de la "Hobo"

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In 1972 the movie "Journey" was filmed at the Marguerite, and a small village was built at the head of the bay. The movie was directed by Paul Almond and starred Genvieve Bujold.

En 1972, le film "Journey" a été filmé à la Marguerite, et un petit village a été construit à la tête de la baie. Le film a été réalisé par Paul Almond et inclus Genvieve Bujold.

 

 

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Remains of the Wharf, 1951

Les vestiges du quai, 1951

Remains of the Wharf, 1970's

Les vestiges du quai, 1970's

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In 2005 Lewis, Tom and Alan Evans spent a night in the Marguerite on Al's boat the "Trillium", a "reenactment" of the many trips we took there with our father. We fished in all the usual spots but did not catch anything. The trout have made a comeback in recent years, but they are smarter than they used to be!

En 2005, Lewis, Tom et Alan Evans ont passé une nuit dans la Marguerite sur le bateau de Al le «Trillium», une «répétition» des nombreux voyages que nous avons là-bas avec notre père. Nous avons pêché dans tous les endroits habituels, mais n'a rien attrapé. Les truites ont fait un retour au cours des dernières années, mais ils sont plus intelligents qu'ils étaient!

2014 we visited the "Ice Caves". At the foot of the large rockslide on the nrth side of the bay, ice can be found under the large boulders in July, and even in August the air was very cold. Natural air conditioning! Look for the small stream and follow it up the hill.

2014 nous avons visité les "grottes de glace". Au pied de la grande éboulement sur le côté nord de la baie, la glace peut être trouvé sous les grands rochers en Juillet. même en Août l'air était très froid. Climatisation naturelle! Cherchez le petit ruisseau et suivre jusqu'à la colline.

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