Imbeau, Armand

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Armand Imbeau
Entrepreneur et Constructeur de goélettes 

Des personnages, certains lieux, des événements sont incontournables à Tadoussac. La baie, une des « belles baies du monde », les dunes et bien entendu, la «Toupie » du haut-fond prince au lointain, la petite chapelle, tous sont des emblèmes distinctifs de l’endroit. Le feu du Ss Québec au quai de Tadoussac en 1950 restera également un évènement qui restera en mémoire.

Parmi les gens, on reconnaît assurément les noms de certains témoins du passé. C’est le cas du célèbre capitaine Jos Deschênes et de l’entrepreneur Armand Imbeau, Tadoussaciens dont on a attribué les noms aux traversiers de première et deuxième générations qui font la navette incessante entre Baie-Ste-Catherine et Tadoussac. 

Bien avant les traversiers, la Côte-Nord a connu l’âge de la navigation dite de nécessité locale: transport de produits essentiels depuis les grands centres vers les villes et villages, et expéditions de ressources naturelles, notamment le bois des moulins à scie de la région vers les centres de distribution. Pour répondre à ces besoins, les constructeurs navals québécois ont développé une expertise dans la construction de bâtiments de bois, à voiles et plus tard à moteur, particulièrement les goélettes à fonds plats permettant un échouage sur la grève pour faciliter le chargement dans les endroits dépourvus de quai.  Parmi ces renommés constructeurs de goélettes de la région de Charlevoix et de la Côte-Nord, Armand Imbeau, fils de charpentier naval de Baie-Ste-Catherine. Navigateur, charpentier, entrepreneur, citoyen impliqué dans sa communauté, Armand Imbeau a marqué sa profession, sa ville, sa région et son époque.

Imbeau de Charlevoix 

Le patronyme Imbeau (Imbeault, Imbault ou Imbeaux) était très répandu dans la région de Charlevoix entre le 17e et le 19e siècle. Nous retrouvons les traces de l’ancêtre des Imbeault, François Imbeault (1737-1823) dit Lagrange, militaire français  et de sa conjointe Catherine Ringuet, à La Malbaie–Pointe-au-Pic. Graduellement, on note la présence des nombreuses familles de la descendance plus au nord de la région, à Saint-Siméon jusqu’à St-Firmain (Baie-Sainte-Catherine). En fin de 19e et début du 20e, des Imbeau se déplacent sur la Haute-Côte-Nord. (1, 2)

Né à Baie-Sainte-Catherine le 30 août 1893, Armand Imbeau est le fils de Thomas Imbeau, de Baie-Sainte-Catherine, charpentier de profession et de Marie Laprise de Grandes-Bergeronnes. Son grand-père, Louis Imbeau travaillait aux chantiers de William Price à Baie-Sainte-Catherine et à Rivière-aux-canards. La famille de Louis comprend de nombreux enfants. À cette époque, plusieurs familles Imbeau étaient installées à Baie-Sainte-Catherine. Thomas, le père d’Armand aura deux autres fils, Lucien, Thomas-Louis (Mrg Imbeau, évêque de Charlevoix) et sept filles. Armand fait ses classes en charpenterie et apprend la construction navale auprès de son père. 

À l’âge de 25 ans, le 22 avril 1919, il épouse à Tadoussac, Marie-Louise Caron, enseignante à l’école du village (1900 -?), âgée de 19 ans, fille de monsieur John (Benny) Caron et madame Éveline Pedneault de Tadoussac. De cette union naissent quatre enfants; Georgette (Marie-Louise-Emma-Georgette), le 11 mars 1920, décédée le 25 mai 1973. Elle épousera Émile Baril (1904-1989) de Saint-Charles de Mandeville le 30 juin 1956.  Le couple n’aura pas d’enfant. Monsieur Baril sera enseignant et directeur de l’école primaire de Tadoussac; Jacques, né en 1924 à Tadoussac et décédé à La Malbaie en 2011. Il épouse le 1er octobre 1949 Jaqueline Gauthier (1930-2013), fille de Hector Gauthier, propriétaire de l’Hôtel Gauthier qui deviendra le Manoir Tadoussac, et de Émilie Brisson. Employé du ministère des terres et forêts, Jacques Imbeau est appelé à travailler à Hauterive et à Havre-St-Pierre. Un enfant naitra de cette union, Claudine, dernière de la lignée de Armand Imbeau; Simonne, décédée très jeune (1927-1939); Rachelle (1933-1937) décédée à l’âge de 4 ans; Jacqueline (19??), qui épouse Rosaire Bouchard (1924-1987) le 15 mai 1954 à Tadoussac. Le couple s’installe à Chicoutimi, parents de deux garçons Pierre et Jean, décédés en bas âge.

La cale sèche Imbeau

À l’extrémité ouest de la plage, donnant sur la baie avant d’atteindre L’Islet, se trouve à droite, au pied sud-est de la colline de l’Anse à l’eau, une petite crique, un bassin naturel qui prolonge l’Anse à L’Islet, dont une bande de rochers délimite l’entrée: l’«Anse à cale sèche». Se remplissant à marée haute, l’endroit donne accès au fjord profond et facilite l’entrée et la mise à l’eau des navires. Du côté de la plage, l’anse est séparée de la baie par un isthme reliant la presqu’ile à la terre ferme. Certains résidents de Tadoussac s’installent à même la plage de la baie pour construire des embarcations.

 En 1923, monsieur Imbeau loue l’emplacement à ses propriétaires : la Canada steamship lines. En 1930, il fonde la « Cale sèche Imbeau » à Tadoussac, une compagnie spécialisée dans la construction et la réparation de navires à coque de bois, particulièrement ceux destinés au transport du bois et à la plaisance. La cale sèche sera opérationnelle en novembre 1931. Elle sera creusée à la main l’année suivante pour améliorer sa fonctionnalité. Grâce à une subvention gouvernementale obtenue grâce à l’appui de la municipalité et du curé du Village, les citoyens sont embauchés pour deux semaines au chantier de la cale sèche. Afin de stimuler l’économie locale, au bout de deux semaines un autre groupe de travailleurs prenait la relève afin de permettre à un maximum de personne d’éteint un travail rémunéré en ces temps difficiles. 

Un bâtiment nécessaire à l’entreposage des matériaux et des outils sont érigés sur les rochers, là où actuellement se trouvent les installations du « Centre d’interprétation des mammifères marins ». On retrouvait dans ce garage, les divers outils du charpentier, tel que  des herminettes, plusieurs fers à calfat et maillets à calfat, des tarières, chignoles à main, vilebrequins, planes, gouges, plusieurs ciseaux à bois, scies, égoïnes à chantourner, rabots de toutes grosseurs, etc. De massives portes de bois sont installées à l’entrée de l’anse afin d’y contrôler l’entrée d’eau.

Les activités de constructions et de réparations s’y dérouleront jusqu’en 1965 environ, quelques années avant le décès de monsieur Imbeau. L’âge d’or des activités du chantier se situant entre 1930 et 1950. Selon les statistiques gouvernementales d’enregistrement des nouveaux navires, au cours de cette période au moins 300 caboteurs de bois à moteur furent construits au total au Québec, dont près de 40% dans la région de Charlevoix. À Tadoussac, c’est une douzaine de bâtiments qui sortiront de la cale sèche Imbeau, dont le Saint-Jude en 1935, le Victoire en 1936, le Tadoussac Transport en 1938, le Royal Trader en 1939 et le Vaillant en 1943, son bateau personnel, le St-Étienne Murray Bay en 1939, le Raguenau en 1941. Étant donné l’espace restreint de la cale sèche, les bateaux construits devaient être de petites et de moyen tonnage. (3, 4)

L’essor industriel d’après guerre et la construction de routes reliant les villes et villages des régions de Charlevoix et de la Côte-Nord contribuent à la diminution des besoins en transport naval et marquent la fin de l’ère des goélettes de même que des petits chantiers maritimes. Armand Imbeau continu tout de même la réparation et l’hivernent des bateaux dans la cale sèche jusqu’en 1965 environ. Homme aux multiples talents, il réalise la construction que quelques maisons. Pour combler le temps libre qui lui reste, il bricole, répare tout ce qu’on lui confie. Il va même jusqu’à faire office de cordonnier, domaine dans lequel il excellait.  

Lors de la création d’un parc national, le « Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent » en 1998, le site alors inactif, est acquis par le gouvernement provincial et intégré au parc. Aujourd’hui, sous l’administration municipale, la cale sèche Imbeau accueille les bateaux de plaisance pendant la saison hivernale. En été, le lieu sert de stationnement automobile pour les touristes. 

Armand Imbeau: Le citoyen impliqué

L’implication sociale de monsieur Armand Imbeau est également notable. Conseiller municipal de 1928 à 1939, il a consacré sa vie à favoriser la prospérité économique de sa région et employait jusqu’à 75 personnes au tournant des années 40. (5)

Armand Imbeau s’est également engagé plusieurs années dans les organismes de l’église Sainte-Croix comme marguillier ou encore à la Ligue du Sacré-Cœur.

Un événement inusité : Le trésor archéologique

Un événement inusité arrive à Armand Imbeau en 1923. L’année suivant son mariage, il achète la résidence de Arthur Hovington située près de L’Islet, sur un plateau surplombant l’Anse à cale sèche, orientée face à la rivière Saguenay, le jeune père de famille s’affaire à creuser la cave en terre battue. A quelques coups de pelles de la surface, il fait la découverte d’une pochette de toile contenant des pièces de monnaie anciennes. Le magot était constitué de 102 pièces. Deux d’entre elles étaient des pièces de métal blanc d’une grande équivalente à une pièce d’un dollar canadien actuel. Elles sont en bon état, sans usure excessive et portent l’effigie de Louis XIV, et date respectivement de 1655 et 1659.  Deux autres du même métal sont plus petites et plus usées, datant de 1591. Le reste de la collection comprend des pièces de métal jaune, un peu plus grandes qu’une pièce de 10 cents et sont relativement usées par le temps. Elles sont de la même époque que les deux premières. (6)

L’histoire ne dit pas si le « trésor » avait une grande valeur marchande qui aurait enrichi son propriétaire, mais selon les archéologues numismates consultés, la valeur historique est réellement importante. Où sont rendues ces pièces de monnaie? Après un certain temps, Armand Imbeau les donne à son garçon Jacques qui en prend un soin jaloux pendant de nombreuses années. Alors que ce dernier résidait à Hauterive, les pièces disparaissent lors d’un vol au domicile familial. 
 
Au terme d’une vie bien remplie, Armand Imbeau s’éteint à Tadoussac en 1969 à l’âge vénérable de 76 ans. Une stèle familiale est érigée au cimetière ancestral de Tadoussac. Il laisse en héritage marquant à son village une foule de réalisations économiques et de contributions sociales. Son nom, qui baptise maintenant deux navires de la Société des traversiers du Québec est connu dans toute la province et au-delà de nos frontières. 

Daniel Delisle PhD
avec la précieuse collaboration de Claudine Imbeau, petite fille de Armand Imbeau

Inconnu, Illégitimes en Charlevoix (2), les Imbeault, https://www.touslestemps.net/2-imbeault-1-2/
Inconnu, Illégitimes en Charlevoix (3), les Imbeault, https://www.touslestemps.net/imbeault-2-2/
Frank, A., Les chantiers maritimes traditionnels: il était de petits navires, Continuité, 2001, (89), 37-39
Desjardins, Robert, Les voitures d’eau, le cabotage artisanal sur le St-Laurent, 2013, http://goelettesduquebec.ca
Société des traversiers du Québec, https://www.traversiers.com/fr/a-propos-de-la-societe/nos-navires/nm-armand-imbeau/
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc., décembre 1923















Armand Imbeau
Contractor and Builder of Schooners

Certain people, places and events are essential to Tadoussac. The bay, one of the "beautiful bays in the world", the dunes and of course, the "Toupie" from the Prince Shoal in the distance, the little chapel, all are distinctive emblems of the place. The fire of the SS Quebec at the Quai de Tadoussac in 1950 will also remain an event that will be remembered.

Among the people, we certainly recognize the names of certain witnesses of the past. This is the case of the famous captain Jos Deschênes and the entrepreneur Armand Imbeau, Tadoussaciens whose names have been attributed to the first and second generation ferries that shuttle incessantly between Baie-Ste-Catherine and Tadoussac.

Long before the ferries, the Côte-Nord knew the age of navigation born of local necessity: transport of essential products from the large centers to towns and villages, and shipments of natural resources, notably wood from the sawmills of the region to distribution centers. To meet these needs, Quebec shipbuilders have developed expertise in the construction of wood, sail and later motor vessels, particularly flat-bottomed schooners allowing beaching on the shore to facilitate loading in places without dock. Among these renowned schooner builders from the Charlevoix and Côte-Nord regions, is Armand Imbeau, son of a shipwright from Baie-Ste-Catherine. Navigator, carpenter, entrepreneur, citizen involved in his community, Armand Imbeau left his mark on his profession, his city, his region and his time.

Imbeau de Charlevoix

The surname Imbeau (Imbeault, Imbault or Imbeaux) was very common in the Charlevoix region between the 17th and the 19th century. We find traces of the ancestor of the Imbeault, François Imbeault (1737-1823) dit Lagrange, a French soldier, and his wife Catherine Ringuet, in La Malbaie – Pointe-au-Pic. Gradually, we note the presence of many families of descent further north of the region, from Saint-Siméon to St-Firmain (Baie-Sainte-Catherine). At the end of the 19th and beginning of the 20th, Imbeau moved to the Haute-Côte-Nord. (1, 2)

Born in Baie-Sainte-Catherine on August 30, 1893, Armand Imbeau is the son of Thomas Imbeau, of Baie-Sainte-Catherine, a carpenter by profession, and of Marie Laprise of Grandes-Bergeronnes. His grandfather, Louis Imbeau, worked at William Price shipyards in Baie-Sainte-Catherine and Rivière-aux-Canards. Louis's family includes many children. At that time, several Imbeau families were settled in Baie-Sainte-Catherine. Thomas, Armand’s father, would have two other sons, Lucien, Thomas-Louis (Mrg Imbeau, bishop of Charlevoix) and seven daughters. Armand studied carpentry and learned shipbuilding from his father.

At the age of 25, on April 22, 1919, he married in Tadoussac, Marie-Louise Caron, teacher at the village school (1900 -?), 19 years old, daughter of Mr. John (Benny) Caron and Ms. Éveline Pedneault from Tadoussac. From this union are born five children; Georgette (Marie-Louise-Emma-Georgette), March 11, 1920, died May 25, 1973. She will marry Émile Baril (1904-1989) from Saint-Charles de Mandeville on June 30, 1956. The couple will have no children. Mr. Baril will be a teacher and principal of the Tadoussac elementary school; Jacques, born in 1924 in Tadoussac and died in La Malbaie in 2011. On October 1, 1949, he married Jaqueline Gauthier (1930-2013), daughter of Hector Gauthier, owner of the Hotel Gauthier which would become the Manoir Tadoussac, and of Émilie Brisson. Jacques Imbeau, employed by the Ministry of Lands and Forests, is called upon to work in Hauterive and Havre-St-Pierre. A child will be born from this union, Claudine, the last of the line of Armand Imbeau; Simonne, who died very young (1927-1939); Rachelle (1933-1937) died at the age of 4; Jacqueline (19 ??), who married Rosaire Bouchard (1924-1987) on May 15, 1954 in Tadoussac. The couple settled in Chicoutimi, parents of two boys, Pierre and Jean, who died in infancy.

The Imbeau dry dock

At the western end of the beach, overlooking the bay before reaching L'Islet, is to the right, at the south-eastern foot of the hill of Anse à l'eau, a small cove, a natural basin which extends the Anse à L'Islet, of which a band of rocks delimits the entrance: the “Dry dock”. Filling at high tide, the place provides access to the deep fjord and makes it easier for ships to enter and launch. On the beach side, the cove is separated from the bay by an isthmus connecting the peninsula to the mainland. Some residents of Tadoussac settle on the bay beach to build boats.

In 1923, Mr. Imbeau rented the site from its owners: the Canada Steamship Lines. In 1930, he founded the “Imbeau Dry Dock” in Tadoussac, a company specializing in the construction and repair of wood-hulled ships, particularly those intended for the transport of wood and for yachting. The dry dock will be operational in November 1931. It will be dug by hand the following year to improve its functionality. Thanks to a government subsidy obtained with the support of the municipality and the village priest, the citizens are hired for two weeks at the dry dock site. In order to stimulate the local economy, after two weeks another group of workers took over to allow as many people as possible to get paid work in these difficult times.

A building for the storage of materials and tools is erected on the rocks, where the facilities of the "Center for the Interpretation of Marine Mammals" are currently located. We found in this garage, the various tools of the carpenter, such as adzes, several caulking irons and caulking mallets, augers, hand chignoles, crankshafts, planes, gouges, several wood chisels, saws, scrolling hands, planes of all sizes, etc. Massive wooden doors are installed at the entrance to the cove to control the entry of water.

Construction and repair activities would take place there until around 1965, a few years before Mr. Imbeau's death. The golden age of the shipyard's activities was between 1930 and 1950. According to government statistics for the registration of new ships, during this period at least 300 motorized wood coasters were built in Quebec, of which nearly 40% in the Charlevoix region. In Tadoussac, a dozen goelettes will emerge from the Imbeau dry dock, including the Saint-Jude in 1935, the Victoire in 1936, the Tadoussac Transport in 1938, the Royal Trader in 1939 and the Vaillant in 1943, his personal boat the St-Étienne Murray Bay in 1939, the Raguenau in 1941. Given the limited space of the dry dock, the boats built had to be of small and medium tonnage. (3, 4)

The post-war industrial boom and the construction of roads connecting the towns and villages of the Charlevoix and Côte-Nord regions contributed to the decrease in naval transport needs and marked the end of the schooner era as well as small shipyards. Armand Imbeau nonetheless continued to repair and winterize the boats in the dry dock until around 1965. A man of many talents, he builds a few houses. To fill in the free time that remains to him, he tinkers, repairs everything that is entrusted to him. He even went so far as to act as a shoemaker, an area in which he excelled.

When a national park was created, the "Saguenay – St. Lawrence Marine Park" in 1998, the then inactive site was acquired by the provincial government and integrated into the park. Today, under municipal administration, the Imbeau dry dock accommodates pleasure boats during the winter season. In summer, the place serves as a car park for tourists.

Armand Imbeau: The citizen involved

The social involvement of Mr. Armand Imbeau is also notable. A city councilor from 1928 to 1939, he devoted his life to fostering the economic prosperity of his region and employed up to 75 people at the turn of the 1940s. (5)

Armand Imbeau was also involved for several years in the organizations of the Sainte-Croix Church as churchwarden or in the League of the Sacred Heart.

An unusual event: The archaeological treasure

An unusual event happened to Armand Imbeau in 1923. The year following his marriage, he bought Arthur Hovington's residence located near L'Islet, on a plateau overlooking the Dry Dock Cove, facing the Saguenay River. The young father is busy digging the dirt cellar. A few shovels from the surface, he discovers a canvas pouch containing old coins. The nest egg consisted of 102 coins. Two of them were white metal coins of a size equivalent to today's Canadian dollar. They are in good condition, without excessive wear and bear the effigy of Louis XIV, and date respectively from 1655 and 1659. Two others of the same metal are smaller and more worn, dating from 1591. The rest of the collection includes pieces of yellow metal, a little larger than a dime and relatively worn with time. They are from the same period as the first two. (6)

History does not say whether the "treasure" had a great market value which would have enriched its owner, but according to the numismatic archaeologists consulted, the historical value is really significant. Where are these coins? After a while, Armand Imbeau gives them to his boy Jacques, who takes care of them for many years. While the latter resided in Hauterive, the coins disappeared during a theft from the family home.

At the end of a busy life, Armand Imbeau passed away in Tadoussac in 1969 at the venerable age of 76. A family monument is erected at the ancestral cemetery of Tadoussac. He left as a legacy marking his village a host of economic achievements and social contributions. His name, which now names two ships of the Société des Traversiers du Québec, is known throughout the province and beyond our borders.

Daniel Delisle PhD
with the precious collaboration of Claudine Imbeau, granddaughter of Armand Imbeau

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